dimanche 21 février 2010

C'est beau un monde (la nuit) sous la neige

Ouais mais non ... pas un jour un de départ avec 400 km à faire en voiture !



Ah ben nan c'est pas notre 205, gloire à Frede !






Bon petit retour en arrière d'une journée qui a (très) mal commencé.






6 H 38 : on m'apprend que j'ai loupé le réveil (le truc qui m'est arrivé deux fois dans toute ma vie) ; je devrais déjà être debout depuis 5 H 30. Un merci et un zieutage de portable plus tard, levage en catimini et douche la plus rapide de ma vie.


Chopage de valise en sortant de la chambre ; direction mon fidèle destrier blanc où je fous en vrac deux valises ; tout en découvrant que Météo France ne s'est pas trompé dans ses prévisions (pfff) : tapis blanc partout.


Démarrage de voiture au premier tour de clé (quelle pépite, fidèle au rendez vous) et nettoyage de pare brise plus tard, je suis sur la route direction Beurey à une vitesse tout sauf sérieuse.






7 H 12 : arrivée à ma destination pour changer de monture ; Plus de 10 min de retard le jour où c'est interdit le tout avec une route qui nous dit "les gars c'est 1h avant qu'il fallait partir" ... Merci la météo !






7 H 20 : départ de Beurey en ayant même pas pris le temps de saluer le JM (toutes mes excuses vieux) et à peine Frede, c'est parti pour la grande aventure. Inutile de dire que les petites départementales (si si ça existe) sont gorgées de neige et qu'on dépasse pas les 45-50 km/h.






7 H 45 : arrivée à Bar le Duc où on prend mon acolyte ; un au revoir et un à bientôt à Françoise dans l'urgence et on reprend la route pour de bon direction Verdun, le tout sur des routes du même tonneau que les précédentes ; bref tout va bien !






Le retard s'accumule au fur et à mesure que l'on avance et au fil de l'alternance des parties dégagées ou non (mi figue mi raisin sur l'A4) on tremble, et on se dit que non définitivement si l'avion part à l'heure impossible de le prendre.






A cela vient s'ajouter l'obligation de prendre de l'essence et des bouchons où l'on est à l'arrêt à des endroits totalement incompréhensibles. Le tout sur fond d'appel de JM qui nous renseigne sur la faisabilité du truc au fur et à mesure de notre avancée, vu qu'il connait très bien la route et le temps qu'il faut pour se rendre à l'aéroport de Francfort ; ouais parce que c'est là qu'on va. C'est la petite complication, cela aurait été trop facile par Paris :-)


Arrivée à la frontière allemande avec un Jm nous répétant "ça va être juste les gars" où nous sommes sous le blizzard, le tout sur les routes les moins dégagées ou presque que l'on ait rencontrées jusqu'ici. Neige drue que l'on a depuis presque le début de la route.






Une fois arrivée à Mannheim, la route comme par miracle est totalement dégagée nous permettant de fuser pour rattraper notre retard. Après avoir répéter cinquante fois que l'on aurait pas notre avion, je répéte pour la quarantième fois que l'on peut l'avoir ... méthode Coué quand tu nous tiens !






Mais coup de bambou 15 bornes avant l'aéroport, c'est la tempête de neige qui reprend, nous faisant une fois de plus douter sur la possibilité d'arriver à temps.






Gros soulagement quand on voit enfin la sortie de l'autoroute avec un avion dessiné dessus. Il est 12 H 40 et hormis s’ il y a vingt bornes à faire encore on sera là pour notre avion. A peine croyable quand on a vécu le chemin dans la voiture.






12 H 45 : largage devant le terminal 2 de deux chanceux (dans tous les domaines) par la vaillante Frede qui a conduit comme une reine et à qui on doit d'être là au début de cette odyssée ...






Une énorme bise à Frede (on ne la remerciera jamais assez !) et hop direction, en courant of course, notre guichet d'enregistrement. Où l'on apprend que nous sommes les derniers arrivés et que l'on ne sera ni près du hublot mais pire, pas ensemble dans l'avion. Tant pis le sourire est là en grand quand même sur les visages. C’est la règle pendant ces six prochains mois, qui qu’il arrive on reste zen car ce n’est que du bonheur … toujours.






13 H 05 : nous sommes en train de faire la queue pour passer dans la zone d'embarquement ; le tout pour apprendre quelques minutes plus tard que l'avion partira avec du retard ... le sourire ne disparait pas pour autant. Et en plus ils se moquent de nous.






Aujourd 'hui, rien ne pourrait nous l'enlever, et c'est écrit rien ne pourra nous empêcher de faire ce périple ... enfin à part un crash d'avion quand même :-)






Excitation pendant toute l'attente avec l'émotion qui surgit quand on revient sur ce qui a fallu faire pour en arrivée là (ces 6 dernières années). Bien conscient que ce n’est pas loin d’un miracle notamment parce que deux personnes sont impliquées …






Mon dieu que c'est bon pour une fois d'attendre, de ne rien faire et finalement de perdre son temps. Et toujours avec le sourire.


Sur cela aussi on est d’accord, contrairement à ce que l’on pourrait croire, on va se permettre de perdre du temps de temps en temps et de ne juste rien faire. C’est ça aussi le projet.






14 H 20 : Embarquement pour le paradis.






Du côté de l’acolyte, qui n’a pas raté le réveil à 5h30, l’arrivée à Bar le Duc ne fut pas moins laborieuse. J’ai suivi les péripéties du petit furet de la Marne sur mon portable grâce aux textos du fidèle JM. Finalement j’ai pu voir les phares de la 205 percer les averses de neige. Hop j’attrape les sacs, bise à la maman ( merci d’avoir fait le chauffeur sur la neige fraiche !) et c’est parti…pour l’épisode stressant qui vient de vous être compté.

1 commentaire:

  1. Voici mon point de vue maintenant:
    Moi qui conduisait de nuit (7h du mat)sous la neige, le brouillard et dans les embouteillages, j'écoutais en souriant Jorys qui disait: " De toute façon, rouler sur la neige, c'est pas compliqué! Faut juste faire attention dans les virages".
    Puis Julien qui reprenait " Non, mais de toute façon, ca sert à rien de rouler plus vite, on va pas avoir un accident tout ça pour avoir un avion".
    Et Jorys qui reprenait " Oui, mais si il faut payer le suplement pour prendre un autre avion, c'est la galère".
    Et enfin Julien qui ajoutait"Mais non, on va l'avoir cet avion!"...

    Des conditions donc un peu stressantes même la conductrice chevronnée que je suis... Mais je suis finalement tellement contente de les avoir mené à bon port dans les temps!

    Bonne route les garçons et à dans 6 mois!

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