jeudi 18 mars 2010

Back in time

Après une formidable nuit chez John, il est temps comme trop souvent de reprendre la route. John est attachant et d’un calme régénérant, mais on a semble t’il fait ce qui valait le coup dans le coin ; et la volée de la veille nous a, au sens propre comme au figuré, refroidie.


Un tour de clé et la Getz démarre. La (longue) route direction Strahan nous attend. Mais la pépite de ce voyage, normale pour une ville minière, sera Queenstown.

Ce trajet sera l’occasion en quelques kilomètres d’observer l’extrême variété de paysages et de climats de cette petit île.


Et là quand j'ai atteint la lumière, Jésus, notre Christ Roi m'est apparue



Le lake St Clair bof bof

Après la verdure et le bush de Maydena et de Strathgordon, ce sera l’aridité et les pâtures cramées des environs d’Hobart, avant de passer par des forêts notamment une rain forest peu après le lac Saint Clair, très fréquenté, car étape finale de l’overland track, le GR 20 du coin. Mais après renseignement et pratique d’une partie du tracé, on a quand même a leur en apprendre côté randonnée avec notre bien aimée (adorée pour ma part) Corsica … Cocorico une fois de plus !



Y'en a marre à la fin de ces paysages magnifique


Le paysage annonce Queenstown ... ah on en fait ça n'a rien à voir du tout malgré la faible distance

Mais tout cela c’est peanuts par rapport à la suite ! ouch le choc a été rude.



De quoi je parle ? d’un saut quantique dans le passé, les années 50 - 60. Le cinéma l’a imaginé, les Tasmans l’ont fait !



Imaginez une ville restée bloquée dans les années 50-60, une simili copie des cités minières américaines, isolée par le relief et les kilomètres, avec une activité … quasi nulle.


La rue principal de Queenstown en pleine journée en semaine ...


Si avec ça vous n'êtes pas encore convaincue


Notre auberge de jeunesse sera le choc ultime. Encore que certains paient pour le vivre en le recréant alors on est peut être bien des privilégiés.


Notre chambre avec déco néo rétro années 30



Le dernier ensemble Cuisine Schmidt



Le salon avec le tout dernier écran plat

Malheureusement si les installations datent d’un demi siècle, les tarifs sont bien ceux de 2010. Et avec l’inflation hein. Pas cons les locaux !





Notre chère reine est la meilleure preuve de ce que peut générer comme dégâts l’activité humaine quand elle est réalisée sans réflexion aucune sur ces conséquences … la ville est surplombée par un relief privé de toute végétation à cause de la pollution générée par l’exploitation de la mine … et je ne parle même pas de la rivière qui après des décennies n’a toujours pas retrouvé son état antérieure, c’est peu de le dire.

Une magnifique rivère de pH 3 où la vie aquatique a entièrement disparue


Malgré le côté tristounet de cette ville, le temps parfait en aura fait une étape excellente de notre parcours. Et sacrément dépaysant avec cette impression d’être au temps de la ruée vers l’or dans l’ouest américain. Finalement c’est peut être un parc d’attraction cette ville …



Le lendemain, retour au présent avec départ à Strahan … où la technologie, si souvent louée, va pourtant nous jouer un vilain tour !



Prend le relais vieux …

2 commentaires:

  1. Valérie Damidot n'a qu'a bien se tenir..... Vous allez pouvoir lui ramener des idées ! ! !

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  2. pfiou vous devez avoir un sentiment de vide dans ces rues et villages déserts non? ça me fait tjr un sentiment bizarre moi ces villes hyper larges... Autant les endroits qui grouillent de monde c'est un peu oppressant, autant ces villes vident construites pour y circuler en voiture ça fait bizarre aussi je trouve...

    rien de tel qu'un juste milieu comme chez nous! :-)
    mais par contre les paysages doivent être à couper le souffle...(quoi que moi, avec les ardennes belges, je suis un peu blasée évidemment...)

    très sympa la déco années 30, on dirait ce qui arrive juste à la mode à bruxelles! ;-)

    bizz

    ps: le lundi aprèm je glande pcq j'ai donné cours toute la matinée! :-)

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