dimanche 13 juin 2010

Penguin crossing

Direction le sud.


Après avoir longé un long lac de barrage (on en croisera pas mal, c’est leur principal mode de production d’électricité), on s’autorise une halte à Oamaru. Petite ville dont le centre se résume à peu près à une rue principale.


Cette ville est connue pour abriter une colonie de petits pingouins bleus. Cette espèce ne mesure qu’une vingtaine de centimètres et elle est seulement visible sur une partie de la plage, au crépuscule lorsqu’ils rentrent de la pêche. Pour les voir, deux solutions : payer 40$ (env.20€) pour un tour guidé ou avoir des jumelles et grimper en haut d’une petite falaise qui surplombe, mais d’assez loin, la plage. Pourquoi ne pas aller directement sur la plage ? pour ne pas les effrayer. Alors rester en bord de plage !... bonne idée, c’est ce qui coûte 40$ ! Oui car l’accès est bouclé par des grillages ! Alors d’accord certains diront 40$ c’est quand même pas la ruine. Nan mais sur le principe c’est quand même pas cool (pas très kiwi dirait-on ici). Créer une zone à ne pas dépasser ok mais libre d’accès ! pas barricadée ! En plus sans jumelles, 20cm de loin il faut oublier…

Là on commence à se dire que si y’a bien une chose qu’ils voient arriver ici, c’est le touriste !

On laisse tomber pour les pingouins.

Le lendemain, après voir parcouru les jardins de la ville (très joli parc, bien entretenu avec pas mal de fleurs…parc en pleine ville, à l’anglaise !), retour au centre afin de profiter d’internet gratuit à la bibliothèque.



mon pote l'oeuf...

La ville possède quelques bâtiments anciens, tous construits en calcaire (d’où leur couleur) et notamment la church of Saint Luke (église anglicane). Garés sur une place payante et ne voulant pas payer, Jo part visiter l’église en premier. A son retour il me raconte que l’homme qui s’occupe de l’édifice est un octogénaire encore alerte, qui est marié à une femme professeur de français et qu’ils ont vécu en France auparavant. De plus, gentiment, il lui fera une petite visite guidée des lieux. Accueil agréable.

l'église de Saint Luke


Malheureusement pour moi, l’église ferme bientôt ses portes. Je décide tout de même d’aller prendre quelques photos de l’extérieur. En passant devant l’entrée, je croise que le vieux monsieur. Il me dit « je ferme bientôt mais si vous voulez entrer vous pouvez… »…ce que je fais. On échangera quelques mots , une fois de plus à propos de la France. C’est toujours plaisant de rencontrer des gens qui ne sont pas à cinq minutes près et qui aiment échanger quelques mots avec les visiteurs.


Oamaru city


On quitte la ville en direction de Dunedin, enfin… on cherche notre route. A la station service, je demande au pompiste : « vous pouvez m’ indiquer la route pour Diounédine » (ne sachant pas comment on le prononce, je tente. Je vous l’ai écrit de la manière dont je l’ai prononcé ? Le type me regarde, fait la moue « connais pas ! » … ??? bizarre qu’il ne connaisse pas c’est la grosse ville du secteur ! Je retente en le prononçant différemment. Rien n’y fait. Ok j’ai compris ça ne se prononce pas comme ça et visiblement il ne voit pas du tout de quoi je parle ! J’attrape un stylo, j’ai juste le temps d’écrire DUN qu’il s’écrie : « Aaaaah ! Deuniden ! »…ouais voilà c’est ce que je voulais dire. Bon au moins on en aura rigolé.

Ce n’est (et ne sera !) pas la première fois qu’on prononce un mot, qu’on se trompe, mais que lorsque l’on entend la bonne prononciation on se dit que finalement c’était presque ça quand même et qu’ils auraient pu capter du premier coup. Mais finalement quand quelqu’un nous dit quelques mots en français, c’est vrai que parfois on a du mal à saisir de suite. Donc tout s’explique…

Bref, en route pour Dunedin (Deuniden !)

2 commentaires:

  1. Sandra Gremgrem14 juin 2010 à 00:31

    Dommage pour les pingouins! J'aurais bien aimé vous voir fraterniser avec eux!

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  2. et dites voir monsieur l'oeuf c'est pas un cousin des mm's?????

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