jeudi 22 juillet 2010

3,2,1 Bungy !

On laisse les fjords derrière nous direction Queenstown, la ville des sports extrêmes. L’une, si ce n’est la destination touristique n°1 du pays.


en chemin pour Queenstown

pause déjeuner



Ville clairement nouvelle et clairement tournée vers le tourisme…de masse.

Pas mal d’hôtels, de lodges ou de résidences de vacances au bord du lac. En centre ville, boutiques de fringues, restos et bureaux de réservation pour les multiples activités proposées…et les backpackers aussi ! Pas vraiment charmante car on sent qu’elle est sortie de terre à la faveur du développement touristique…donc contrairement à Dunedin par exemple, elle n’a pas beaucoup d’histoire à raconter.

rugby et parapente à Queenstown


La météo est incertaine pour la semaine qui s’annonce donc il est temps de se bouger pour pouvoir faire ce qu’on veut faire sous un temps clément.

le lac de Queenstown


Perso, je suis là pour une chose et j’ai juré au petit furet de Champagne que bon gré mal gré, il allait m’accompagner. Je parle de saut à l’élastique : le bungy jump. Queenstown se vante d’être la ville où ça a été inventé et possède plusieurs sites de saut. Celui qui nous intéresse est le plus haut : le Ben Nevis avec ses 134m. Le temps de s’inscrire et c’est parti.

Attente dans la hall de la boîte puis trajet en bus jusqu’au site au son d’une musique rock (NDJ : Casabian, excellent !), histoire de bien faire monter la pression. Sur place on s’équipe et on attend la nacelle qui nous amènera au bord du précipice. Oui parce que la planche d’appel se situe dans un « pod », une base tenue par des câbles au dessus du vide. Donc pour s’y rendre, nacelle ! l’attente nous permet d’observer ceux qui se jettent…Et ça fait …haut !


Puis c’est à nous. On prend place dans le petit bidule flottant avec 4 autres mecs venus des US. Certains viennent pour le saut, les autres pour regarder…mais un point commun à tous : personne ne fait, à ce moment-là, plus le malin. Tout le monde se demande ce qui va lui arriver.


On atteint la base. La porte s’ouvre, un flot de musique hardcore s’échappe et un membre de l’équipe nous accueille « salut les gars ! ». On entre et évidemment tous les yeux se tournent vers le plongeoir pour voir le (ou la) prochain sauter. Et hop ! Il disparait en une fraction de secondes…silence (enfin musique hard) puis claquement. Les anneaux métalliques qui lient l’élastique à la base s’entrechoquent. On nous fait asseoir par ordre de poids, le plus lourd sautant en premier puis par ordre décroissant ensuite. L’élastique étant choisi en fonction du poids du condamné. Chacun compte combien de tour il lui reste à attendre avant d’y passer. Pour patienter, on peut observer le sol en plexiglas du pod pour voir le sauteur s’étirer au bout de son élastique et vu d’ici la chute est interminable.



Le stress monte et l’envie aussi . A côté de moi un américain se liquéfie, et son pote venu observer reste assis dans un coin et ne veut plus bouger : « tu veux pas sauter ? » … « certainement pas ! » …En fait c’est plutôt un enchainement de « oh my God ! » et « oooh fuck !!! ». Les ricains les plus lourds passent en premier. Ils s’encouragent tous mutuellement à coup de cris de bête et nous aussi du coup. Tout le monde est dans l’ambiance, la musique s’accélère et l’adrénaline monte.

On voit remonter les sauteurs un par un, sourire aux lèvres ou sourire figé, ne sachant visiblement pas trop ce qui vient de leur arriver…mais tous ont l’air heureux. Puis vient mon tour. On me fait asseoir sur un fauteuil puis la gentille demoiselle vous équipe en même temps qu’elle vous parle (ok tu me parles mais surveille ce que tu fais quand même je voudrais pas me décrocher !). Tout va très vite, serrage de mousqueton, la petite photo qui va bien (sourire crispé)et la consigne, plusieurs fois répétée, à suivre : tirer sur la languette rouge située près de la cheville, au 3e rebond histoire de décrocher une jambe et d’être remonté assis (et pas comme un ver de terre au bout de sa ligne, la tête en bas… assez rigolo à voir !).

Le précédent à peine revenu que le suivant est attendu au bord. Machine bien rôdée qui leur permet d’enquiller les sauts (et les dollars) à la pelle.

Je saute du siège, les deux pieds attachés je sautille jusqu’au bord. Petit coup d’œil en bas (**tain c’est haut !) puis vite devant (bah c’est haut quand même) et la demoiselle compte : 1,2,3 bungy …et hop !

Flexion, extension, on pousse au maximum bras écartés pour le saut de l’ange ! Les premiers instants sont surprenants : déjà on se retrouve vite tête en bas et surtout les premiers instants se font dans un silence de cathédrale. Puis très vite, accélération pour atteindre une vitesse supersonique et la sensation d’être devenu un boulet de canon. Grosse poussée, le sol se rapproche, se rapproche, se rapproche puis stop ! Sensation furtive d’être écrasé, le sang descend vers la tête mais très vite on est renvoyé vers le haut. Un, puis deux rebond et au troisième, ne pas oublier de tirer la languette. Le pied se décroche et vous basculez mais WOW ! ça va vite ! vous avez l’impression que tout va se décrocher ! Ne reste plus qu’à se laisser remonter et à admirer le paysage.

Et l’adrénaline dans tout ça ? ben tout le temps et d’autant plus quand vous arriver en haut après votre saut. Grosse patate et envie de resauter ! C’es trop bon ! et trop cinglé de se jeter dans le vide !

Je recroise l’américain qui était liquide avant de sauter…il est toujours dans le même état mais heureux de l’avoir fait. Il a vaincu son vertige.

Un autre va en faire autant : Jo. Hésitant à venir à cause de son vertige, il a finalement accepté (merci au mélange alcool-drogue). Il n’aura aucun réticence à s’approcher de la planche et à sauter. Mieux il se permet une joli plongeon. A son retour, l’adrénaline a pris le dessus et je récupère un Jo avec la banane. Il est venu, il a sauté, il a vaincu.
pas de bla bla Jo, tu vas y aller, comme tout le monde...

4 commentaires:

  1. et ben chapeau les gars.....c'est pas moi qui l'aurait fait ça c'est sûr..même pour admirer le superbe paysage que vous sembliez avoir devant les yeux!!!
    en tout cas vous êtes venu, vous avez vu et vous avez sautu.....

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  2. Gang de malades va !
    Dites moi pas qu'il n'y en a pas un seul qui s'est fait dessus ?

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  3. les papas!
    ca met l`eau a la bouche...

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  4. Sandra Gremgrem6 août 2010 à 13:59

    Alors, c'était mieux que le saut en parachute, niveaux sensations?

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