lundi 3 janvier 2011

Sand Spit


A défaut d’avoir vu le kiwi ( l’oiseau) de nos propres yeux, nous allons lui marcher sur le bec.
Si vous regardez une carte de l’île sud de Nouvelle Zélande vous verrez que la pointe nord ouest a la forme d’un bec de kiwi. A se demander même s’ils ne sont pas aller jusqu’à créer cette forme à la pelleteuse ! Ce cap porte le nom de Cap Farewell (« adieu »). Il s’agit d’une longue langue de sable qui finit en pointe. Ce banc s’appelle le Sand Spit.



Histoire de dire qu’on a bien fait tous les recoins de l’ile sud, nous nous y sommes rendus.
Disons que nous l’avons observé de loin puisque le bout du bout est à plusieurs dizaines de km de la fin de la route, autant dire inatteignable à pied ou alors sans grand intérêt. Cependant sur le même cap, d’autres plages sont à visiter.
Celle que nous avons choisi est accessible après une courte marche sur des collines quelque peu boisées.


Elle s’avère être immense ! Pour atteindre l’eau, il faut franchir de petites dunes et traverser une vaste plage très plate. Que d’espace ! Du vent, le bruit des vagues, le soleil qui se cache derrière les nuages, quelques falaises, de gros morceaux de roches plantés dans l’eau et des oiseaux ! Nous y sommes presque seuls !




On a juste à faire travailler nos sens, laisser notre esprit vagabonder et nos jambes nous emmener où elles veulent. Et elles ne se tromperont pas !
Distants de plusieurs dizaines de mètres, je vois Jo me faire signe. Il est debout sur un petit dôme rocheux et semble observer les oiseaux qui nichent sur la masse rocheuse située au bord de l’eau. En m’approchant c’est u n tout autre spectacle que j’aperçois. Derrière le dôme de roche se trouve une grosse vasque remplie d’eau oubliée par la mer ; dedans c’est la fête !
Quelques phoques s’en donnent à cœur joie. Accélérations, sauts, saltos, coups de palmes, il se croisent, s’entrelacent, se bousculent etc…bref ils s’amusent. Et nous aussi à les regarder.

Ils n’ont pas vraiment l’air inquiet de nous voir. Parfois l’un sort la tête de l’eau et nous observe deux secondes de ses deux gros yeux noirs globuleux, ou alors ils accélèrent et frôlent le rocher sur lequel nous sommes. Inattendu et extra. Ils nagent à une vitesse folle.

Tout à coup un cri émane de derrière la roche, plus loin. On voit débouler à fond la caisse un petit phoque, visiblement pas content que ses potes aient commencé sans lui. Moins à l’aise sur le sable que dans l’eau, il « court » les rejoindre en criant mais marque un temps d’arrêt lorsqu’il nous aperçoit. Puis il repart de plus belle et tente une glissade sur la première flaque rencontrée. Il se jette la tête la première en repliant ses palmes et parcourt…30cm ! On est mort de rire (vous moins parce que je le raconte très mal mais je vous assure c’est comique). Il se remet en route pour franchir les derniers mètres... et le show continue.

Deux, puis trois sortent de l’eau et laissent échapper quelques cris en se poussant du museau. Sur les hauteurs du rocher, dans une cavité toute en longueur, on aperçoit un phoque adulte sans doute en train de finir sa sieste.


Moment vraiment génial. On les laisse s’amuser afin de terminer notre balade.


De retour au van on se dit que comme souvent, les meilleures choses n'ont pas forcément lieu dans les endroits les plus réputés et surtout, sont gratuites. On a juste eu à marcher (un peu), sentir, écouter et regarder … et aussi avoir un peu de chance d’être au bon endroit au bon moment.

2 commentaires:

  1. Alors ça, ça devait être génial! Vous avez pris des vidéos ou juste des photos?
    C'est quand même autre chose que de les voir dans un parc aquatique ou un zoo, faire leur petit numéro...

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  2. C'est clair ! On a la vidéo ... si ça te tente !

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