Sans nouvelles du recruteur mystère, nous poursuivons notre aventure vers le nord.
Notre route vers le cap nous amène à passer devant quelques vergers. Nous tentons notre chance. Nous sommes reçus par des gens sympathiques, qui n’ont plus de place pour nous mais qui nous incitent à nous rendre chez je ne sais plus son nom mais bref. Visiblement lui va pouvoir nous aider.
A notre arrivée, accueil très cool « salut les gars comment ça va ? ». Il nous fait entrer, nous présente sa femme, attrape son téléphone et commence à passer quelques coups de fil pour nous trouver un job. Juste avant il nous avait fait visiter la maison et notamment quelques pièces qui servent d’appart puisqu’il nous dit que si on trouve du boulot, il peut nous héberger là pour pas cher. On lui fait comprendre qu’avec notre van on ne cherche pas forcément à se loger. On veut bosser.
Il semble bien connaître les gens qu’il a au bout du fil, le hic c’est qu’ il nous présente comme étant deux italiens !!! Très vite on comprend que ce que cherchent les employeurs ce sont des asiatiques (qui travaillent vite, beaucoup, pour pas cher) ou des gens pour de longs contrats. Lorsqu’il termine ces appels, sans résultats, il attrape sa télécommande, monte le son de la chaîne hippique et sans nous regarder, s’enfonce confortablement dans son fauteuil. Il nous salue à peine alors que nous repartons.
C’était semble-t-il le « parrain » de la région en ce qui concerne le boulot en verger. Notre passage chez lui se termine un peu fraîchement mais il aura quand même essayé de nous trouver quelque chose.
Nous décidons de rejoindre le cap nord en empruntant la Ninety Mile Beach. Il s’agit d’une large plage, d’une longueur de 90 miles, sur laquelle les véhicules sont autorisés à rouler ! Un 4 roues motrices est vivement conseillé notamment pour les zones où le sable est sec donc meuble. Des gens que nous croisons nous indiquent qu’en van c’est largement faisable. Alors c’est parti !
C’est une première pour nous et c’est grisant parce que sur la plupart des plages c’est interdit ! La plage est très large, pas de signalisation, pas de lignes (évidemment !), ni de limites de vitesse (bon on est en van !) …bref on fait ce qu’on veut ! il faudra quand même éviter les véhicules venant de face. Facile ce jour-là on en croisera très peu et la plage est si vaste qu’on pourrait passer à 15 de front !
On trace, on zigzague sur cette plage quasi déserte. On s’arrête même pour faire des photos car la sensation de liberté est intense. Nous ne ferons pas les 90 miles, nous sortirons bien avant pour rejoindre le bitume … moins dépaysant !
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