Tranquillement, après un petit déj en bord de lagune, on reprend la piste ( pour atteindre la côte les routes ne sont plus bitumées) pour rejoindre la route direction la plus important ville du secteur : Invercargill.
Qu’y faire ? Qu’y voir ?
Qu’ y faire : des courses, pour regonfler les stocks qui ont sensiblement baissé au gré du passage dans les Catlins. Reconnaissons tout de même que les patelins possèdent quasiment tous une épicerie (le Four Square !) avec quelques produits.
Jo veut également retrouver quelques vertèbres en dormant dans un vrai lit donc direction le backpacker. Et puis un petit retour à la civilisation ne fait jamais de mal.
Qu’y voir : une ville plate ! c’est là qu’on en prends vraiment conscience ! Depuis notre départ de Christchurch (et mise à part Dunedin) les villes et villages sont plutôt « plats »…mais à Invercargill c’est flagrant. Les centre ville ressemble à la rue principale d’un décor de western. Certes il y a bien une ou deux églises et quelques monuments dédiés aux morts de la Deuxième Guerre Mondiale…mais pour le reste !
Que s’y est-il passé d’exceptionnel ?
_ On s’est fait virer d’un parc : on cherchait un coin tranquille pour faire la soupe. Dans les villes à l’anglo-saxonne, il y a toujours des espaces verts en ville. A Invercargill c’est un vaste parc. Les parkings étaient déserts mais pas grave on gare le van dans le par cet on sort le matos. Quelques instants après, on voit débarquer le gardien (le warden) : « vous pouvez pas rester là les gars, vous pouvez pas cuisiner dans le parc, c’est pas un camping » … !?... « et je vais fermer les grilles du parc donc vous serez enfermés ». Obligés de déguerpir, Jo avec la casserole pleine de jaunes d’œufs et la poêle, au sol, pleine de frites. Pour faire quoi ? une recette unique et désormais brevetée (donc la reproduire chez vous vous coûtera de l’argent…qui tombera directement dans notre poche !) : l’omelette aux frites ! Un régal pour petits et grands.
_ un autre soir, on roulait très lentement en ville parce qu’on cherchait un endroit calme où poser le van pour passer la nuit. Derrière nous, les gyrophares s’allument ! Méthode néo-zélandaise : un policier par voiture en patrouille en ville, et au gré de ses envies il intercepte un véhicule et le contrôle. Donc l’officier s’approche, intrigué par notre lenteur : « un problème les gars ? »… « non, on cherche un endroit pour faire à manger » « ok, vous pouvez aller n’importe où ! ». Sauf que ce qu’on cherche c’est pas un resto mais une table…
Cette chaîne rattache symboliquement l'ile sud à Stewart Island (très sauvage) située juste en face
Ça se finira sur un parking, cachés derrière le van, avec en fond sonore les pots d’échappement qui hurlent pour fêter un rassemblement de vieilles auto américaines.
Ça se finira sur un parking, cachés derrière le van, avec en fond sonore les pots d’échappement qui hurlent pour fêter un rassemblement de vieilles auto américaines.
_ Au backpacker : une rencontre comme on les aime. A l’heure de préparer le repas, beaucoup de circulation dans la cuisine mais finalement peu de mots échangés. Sauf… avec deux jeunes israëliens : Or et Nethen. La discussion s’engage comme souvent sur ce qu’on prépare à manger puis s’enchaine et ne s’arrête que beaucoup plus tard. Après les infos basiques (d’où vous venez ? quelle est votre programme, que pensez-vous de la Nouvelle Zélande etc…) les thèmes de discussion se multiplient : lecture, musique, cinéma, les études qu’ils suivent, la vie en Israël, la politique, la religion etc…sans tabous ! Un vrai bon moment avec deux jeunes bien cool et déjà bien matures dans leur discours. Echange de numéro de tél et de mail histoire de garder contact puisque leur programme n’est pas très éloigné du nôtre. Juste un peu plus condensé car moins de temps.
Bluff, au sud d'Invercargill
Bluff, au sud d'Invercargill
Chose à ne pas faire (c’est interdit alors faut pas le faire) : ne payer que pour une personne en backpacker et y aller à deux. C’est interdit ! Si le patron vous choppe dans les locaux et qu’il ne vous remet pas, il va forcément vous demander votre nom ou votre numéro de chambre…et là il vaut mieux être vif. Vous pouvez dire que vous êtes juste venu chercher un pote parce que vous le conduisez à un rendez-vous … mais gare ! Vous jouez avec le feu !
C’est pas l’esprit kiwi ça !
J'aime bien la grosse chaîne symbolique!
RépondreSupprimerEn tout cas, avec vos mines de voyous, ça ne m'étonne pas que les flics vous tournent souvent autour!!!
Biz à vous deux.
y'a quand même pire comme mines de voyous !
RépondreSupprimerles fites à la poele...ça j'avais jamais entendu...et elles sont bonnes????
RépondreSupprimermoi aussi j'aime bien la chaine!!!!!
C'est vrai que Jo avec sa tête rasée ressemble à Lincoln Burrows de "Prison Break". En plus, vous multipliez les risques les gars : "emprunter" des vêtements, payer 1/2 prix vos nuits... à quand une visite des prisons n-z ?
RépondreSupprimerj'avais oublié....le troupeau de vaches au milieu de la route ça me faisait pesner à l'écosse..sauf qu'en écosse c'est pas des vaches mais des moutons....
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