La Dart River, sur les posters, nous offrait son plus beau profil. Rivière aux eaux bleu azur serpentant (notamment une zone où quelques scènes du Seigneur des Anneaux ont été tournées). Au programme, Jet Boat pour remonter la rivière et Kayak pour redescendre : le combo (l’ensemble) étant baptisé Funyak, le tout pour la modique somme d’un vol organisé.
Oui vous l’avez compris, on n’est pas très content.
Le temps prévu est bof bof, gris, mais bon ça ils n’y peuvent rien. Départ en bus de Queenstown direction le Jet Boat. La journée se passant sur (dans ?) l’eau, un équipement est nécessaire. Il nous est fourni au bureau d’accueil non loin de l’embarcadère ainsi que les consignes de sécurité. Nous sommes avec une famille belge (flamande donc parle français), une famille australienne, un couple de kiwis et des nippons. Déjà on se dit que le kayak ne passera pas par les chutes du Niagara…c’est pas vraiment le genre d’une famille. On s’attend à quelque chose de tranquille, pépère…pourquoi pas vu notre niveau en kayak.
Mais on débute par le Jet boat : invention néo-zélandaise, bateau propulsé par une pompe à eau à méga haute pression (l’eau est aspirée par le bas et rejetée vers le haut donc le bateau peu passer dans très peu d’eau…sauf si le fond du bateau ne suit pas !). ça peut tracer à fond la caisse. On s’attend à ce que ça booste. Le pilote est plutôt cool, consignes de sécurité une fois de plus, quand je fais ci vous faites ça etc etc… on démarre. Peu d’eau, qui n’est pas bleue…mais grise. Peu car peu de grosses pluies dernièrement et grise car beaucoup de vent qui déplace les particules rocheuses, qui retombent dans l’eau. Dommage on n’aura pas la couleur attendue !
Mais le pire c’est le niveau. Sur tout le tracé, très peu d’eau ! Trop peu. A l’arrivée, un pilote qui cherche le meilleur chemin parmi les méandres pour ne pas s’échouer sur un banc de cailloux, peu de vitesse, pas assez de fond pour faire des 360 (quelques-uns quand même histoire de dire) et au final peu de sensations ! dommage c’est tout l’intérêt du truc ! du coup ça se résume à une balade en bateau sur une rivière. Lorsqu’il s’arrête pour nous dire : « j’espère que ça vous a plu », je me dis qu’à aucun moment il ne peut croire une seconde à ce qu’il est en train de dire. Ce serait plutôt du genre « désolé mais aujourd’hui les conditions n’étaient pas réunies pour que ce soit fun ».
Debouts sur la berge, on se regarde avec Jo et on se dit que franchement ce sont des enfoirés (on a dit pire en fait). Les conditions ne sont pas bonnes et ils le savent très bien mais c’est pas grave on y envoie les clients, les pigeons ! Evidemment va-t-on nous dire, « vous vous attendiez à quoi ? ce sont des commerçants ! ils sont là pour vendre ! » …sauf que des commerçants honnêtes et respectueux de leurs clients ça existe. Jo me dit : « attends que je tombe sur leur livre d’or ».
Le kayak peut-il rattraper le coup. On en doute fortement vu le niveau d’eau (oui ça n’a pas changé)…et le fait qu’on nous fasse comprendre après 30 min de briefing sécurité qu’on va la plupart du temps rester tous ensemble ne nous rassure et enchante guère. Gonflage des bidules (le seul moment de sport de la journée), formation de deux équipes et c’est parti. Bon je résume parce que sinon on couche là. Certaines portions se sont faites tous ensemble, d’autres un peu plus en solo (duo dans le bateau), le tout entrecoupé par la pause pique-nique et un passage dans des gorges où l’eau s’est avérée être de la couleur attendue…et où les sandflies nous attendaient.
Alors on peut comprendre que la présence de famille fasse que le rythme soit tranquille (d’ailleurs dans un rapide, l’un des kayaks se retournera et un des gamins se fera mal aux bras. Rien de cassé) le problème c’est que le guide veut toujours nous avoir à l’œil alors qu’il n’y a pas d’eau !!! La plupart du temps il faut pousser le kayak dans le rapides ! Et aussi s’arrêter pour attendre les derniers. Pas vraiment de liberté sur ce coup-là !
De retour au bureau d’accueil, on nous propose d’acheter les photos prises pendant la journée … sans commentaire…
Queenstown c’est ça. Mais c’est aussi quelques heures de canyoning quelques jours après durant lesquelles malgré un groupe bien fourni (entre 10 et 15) on s’est bien amusé. Parcours pas très long mais bonne densité d’activités variées (sauts de 6, 8m, tyroliennes, rappel …) dans une eau un peu fraîche.
Pour certaines activités, même si le prix est un peu élevé vous savez que vous allez vous amuser (saut à l’élastique, canyoning…) pour d’autres c’est clairement pas ça.
Queenstown nous aura permis de passer du temps avec notre ami fidjien (Baz) qui travaille à quelques km d’ici. Autour de repas chez l’indien du centre commercial (pas cher et super bon !) nous passerons quelques bons moments de franches rigolades. Ce sera aussi l’occasion de découvrir son île et ses origines indiennes. Un vrai gentil.
Baz au centre (comme à l'époque Tapie)
Autre bon moment en compagnie de nos potes israëliens, au backpacker, autour d’un verre de vin. Court mais bon moment histoire d’échanger un peu sur nos parcours respectifs depuis qu’on s’est quitté à Invercargill. Or toujours l’air un peu renfermé, vous regardant par en dessous mais toujours très doux ; Nathan toujours aussi enjoué et bavard. Une fois de plus un duo de vrais gentils. Promis chaque binôme suivra les aventures de l’autre par internet ou sms et dès qu’on pourra, on se reverra.
pour Sandra ;-)
ah les coins toursitiques..et "réputés" toujours aussi attrape touristes quelques soit l'endroit du monde.....
RépondreSupprimerdites vous qu'à un moment l'eau et le paysage ont eu l'air super joli
et que surtout vous avez fait beaucoup de choses et encore pleins de souvenirs...
moi aussi j'aime bien l'arc en ciel ;)
Avec vos têtes de Français, normal que les locaux se fassent de l'argent sur vos dos... C'est de bonne guerre (sauf bien sûr quand c'est nous qui sommes arnaqués dans l'affaire). Mais au moins dites vous que vous avez découvert un autre nid à sandflies pour pas si cher que cela ;)
RépondreSupprimerOh la la, j'arrive un peu tard (puisqu'on est le 23 août et que vous êtes déjà rentrés depuis un moment...!) mais voilà seulement que je prends le temps de lire vos derniers billets. Et heureusement que je le fais parce que sinon j'allais rater MON arc-en-ciel!
RépondreSupprimer(Bon, Aurélie, je te le prête, ok, ok.)
Merci!!!
Et pour les attrape-touristes, ce n'est hélas pas exclusif de ces coins-là. Nous on a vécu ça en Tunisie (venez voir l'île aux flamants roses, pas cher, pas cher... mais en fait, les flamants roses, il n'y en a plus depuis 15 ans...)
Et j'imagine que les touristes étrangers se font parfois aussi bien avoir en France...