Après la pointe sud et après avoir consulté les prévisions météo, nous lançons le van à vive allure (un bon 80km/h !) vers la pointe ouest du pays. Objectif : ce qui s’annonce comme l’un des plus beaux spot de cette île : le Taranaki ou Mont Egemont.
Sur une carte du pays vous ne pouvez pas le raté, il est circulaire avec un point haut en son centre : c’est un cône volcanique ! Eh ben pourtant nos partenaires de chambrée, allemands, à Wellington, l’ont raté ! Ah bon y’avait un volcan là ???!!! …mais comment ont-ils fait pour le rater ?!
Autour de lui, une vaste plaine donc impossible de le manquer, il est visible de très loin. Et effectivement, sur la route, on l’entre aperçoit au fur et à mesure des km avalés…une pointe dans l’horizon, qui semble d’abord ne pas avoir de base (comme en lévitation !), puis qui petit à petit prend forme, celle d’un joli cône.
Le lendemain nous nous lancerons à son ascension. Avant cela il faut trouver un coin tranquille où passer la nuit. Pourquoi pas sur la route menant au pied du volcan. On s’arrête aux abords d’un pré de manière à ne gêner personne. Avant de s’endormir, nous aurons droit à la visite de la police. Enfin on suppose parce qu’on ne s’est pas montré. On a juste entendu une voiture se garer, un homme parler dans ce qui semblait être un talkie et vu un faisceau lumineux balayer l’intérieur du van…puis il est reparti ! Sans doute voulait-il vérifier que ce n’était pas un véhicule abandonné… et vu le bazar à l’avant il a du dire au Central « nan c’est bon…juste des camps-volants… ».
Au petit matin, soleil fraichement levé, il est temps de faire goûter la poussière aux chaussures de rando. Le sommet est à 2518m. Plusieurs sentiers parcourent le volcan donc on jette un œil à la carte et on se dit qu’il suffira de suivre les panneaux. Mais c’est sans compter sur la science de la signalisation néo-zélandaise (qu’on a pourtant déjà bien éprouvée !).
Premier carrefour, un panneau…mais pas le nom de notre sentier ! Fions-nous ( J) à la topographie et suivons celui qui nous semble correct. Au bout de 10 min il faut bien le reconnaitre…c’était l’autre ! Bon après avoir fait demi-tour et croisé d’autres panneaux…inutiles… on laisse derrière nous une zone où la végétation était encore à hauteur d’épaule. Place à quelque chose de plus ras…et place à un sentier un peu plus abrupte (et plus aménagé par endroit avec carrément des escaliers !).
A partir de maintenant et jusqu’au cratère, la pente ne va faire que se redresser. A l’endroit le plus raide on se retrouve dans les cendres volcaniques hyper meubles ! Un pas en avant (= vers le haut) pour deux en arrière ! Du quasi sur place tellement c’est incliné et meuble. L’effort est intense mais la récompense promise (et entrevue pendant l’ascension) est digne d’un slogan des shampoings l’Oréal.
Une fois de plus et cette fois particulièrement je dirais le spectacle est grandiose ! Vue magnifique, à 360° complètement dégagée sur plusieurs dizaines de km ! D’un côté la mer (et la surfer highway !) et de l’autre la plaine avec en fond un autre massif volcanique : le Tongariro. Et tout autour, la forêt du parc naturel aux limites bien artificielles. Quelques rares nuages nous permettent de mesurer l’altitude à laquelle on se trouve. Ça souffle, fait pas chaud mais que c’est beau !
Après un tel spectacle et malgré le fait qu’il faille maintenant tout redescendre, le moral ne peut être qu’au beau fixe. La première partie de la descente, très raide demande de la concentration (pour éviter d’être en bas en moins de 2min) ; la suite ressemble plus à du surf ! Le terrain meuble et la pente permettent une descente rapide, en presque glissade ou par bonds comme si vous descendiez une dune de sable à fond la caisse ! Excellent et puis en même temps vous poncez vos chaussures.
Assurément l’une, si ce n’est la (pour moi ça l’est), plus belle rando du séjour. Et une chance d’avoir pu le grimper puisque le lendemain des trombes d’eau s’abattent sur le secteur et annoncent l’arrivée de la neige sur le volcan !
Très jolies photos encore une fois! Notamment la 6ème: on croirait que vous l'avez prise depuis la surface de la lune et que vous photographiez le cosmos!!!
RépondreSupprimerBon, ok, j'arrête les drogues.
En tout cas, ça a l'air vraiment de quelque chose d'unique.
Franchement c'était top ...avec ce ciel clair, WAOU !! Attention les yeux...
RépondreSupprimerSeulement avant d'en profiter faut atteindre le sommet. Et le passage dans les roches volcaniques est bien hard !
Cela faisait un petit bout de temps que je n'avais plus jeter un oeil sur le blog. Peut-être par peur d'être écœurer... c'est fait ! Bande de veinards. Même en pleine éruption je l'aurais monté ce volcan tellement la vue est belle d'en haut.
RépondreSupprimerMoi aussi ça fait un bout de temps...faut que je réalimente !
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