mercredi 2 novembre 2011

Auckland part I



SkyTower (328m)

La fin du séjour approche. Une bonne partie de l’île nord est désormais visitée. Reste Auckland et le nord de l’île.
Nous n’avions pas envisagé entrée si fracassante dans Auckland. Aux abords de sa banlieue (qui est énorme puisqu’elle s’étend sur presque 30km !), sur l’autoroute, un petit claquement vient me chatouiller les oreilles…
On quitte l’autoroute un instant, le temps de remettre de l’essence. Nous ne repartirons pas de si tôt.
Après le plein, je redémarre le van puis je ressors pour bricoler je ne sais quoi au niveau de la porte coulissante. Lentement un nuage de fumée s’élève. Les gaz d’échappement ? A ce niveau du véhicule c’est assez peu probable ! Je baisse les yeux et vois, presque sur mes chaussures, s’écouler un flot de liquide puis de la fumée, de vapeur plutôt. Alors ça ! C’est pas bon …


Flaque de liquide verdâtre. Nous sommes dimanche, ne pouvant plus bouger, le pompiste nous engage à patienter jusqu’au lendemain matin pour que les mécanos du garage d’à côté puissent jeter un œil.

Le temps est gris, le moral aussi.
Dès l’ouverture, on explique notre cas au patron du garage : un petit irakien cinquantenaire et son équipe de jeunes mécanos. Pendant le diagnostic, on se balade dans cette banlieue populaire très cosmopolite. Le verdict sera moins pire que ce qu’on pensait : courroie d’accessoire. Mais au final on demandera quand même en plus, un remplacement de la courroie de distribution histoire d’assurer le coup pour la fin du séjour. Notre temps libre sera occupé par de la balade, un peu de dégustation en resto indien et du squat de réseau internet …depuis les trottoirs !
La facture est correcte (mais toujours trop chère puisque complètement imprévu).


autruche qui pète un plomb ...

Notre arrivée à Auckland se fait sous un ciel couvert et quelques averses. Mis à part cette grande tour fine, la ville ne semble pas présenter un grand intérêt. D’autant qu’après quelques villes sympas, telle Wellington, Auckland parait un peu fade. L’objectif désormais est de proposer le van à la vente (dans un délai d’un mois) et de trouver du travail. Pour le van, Jo va concocter une petite affiche qui va bien et nous en posons quelques exemplaires dans les points stratégiques (auberges, bars etc…).


les allemands sont partout !


Pour le boulot, on sait qu’il nous faut partir vers la péninsule nord. Le climat y est (normalement) plus clément et trouver du travail dans les vergers ne devrait pas poser de problèmes.
Dans le mois qui nous reste, nous aimerions conserver un peu de temps (une semaine à 10 -15 jours maxi) pour finir notre balade et travailler pour remplir un peu les caisses. Après consultation des offres, notamment sur internet, on se dit que ça va peut-être pas être si facile que ça. Nous cherchons notamment à faire du « fruit picking » (de la cueillette). Pour certains fruits c’est déjà trop tard, pour d’autres c’est trop tôt (NDJ : c'est peu de le dire ;-). Pas tant d’offres que ça dans le secteur qui nous intéresse, des offres qui ne nous intéressent pas et des mails de notre part qui n’ont jamais vu de réponses.


bibliothèque d'Auckland (notre accès internet)

On trouve quand même une annonce qui puisse convenir. Non loin de là, un mystérieux « RAZOR » cherche du personnel, le plus vite possible ! On lui passe un coup de fil mais le numéro n’est pas bon. Aucun autre moyen rapide de le contacter. Parallèlement Jo a envoyé des mails aux organismes qui centralisent et proposent les offres d’emploi. Les retours sont soit négatifs… soit inexistants !
Tant pis, on décide de partir vers le nord afin de trouver du soleil, de visiter et de trouver peut-être du boulot directement sur place.

dédicace dans le backpacker ...

nuit sur la côte ... sous la pluie


Juste avant cependant et après avoir passé une nuit sur la côte pour éviter de se faire éjecter du centre ville, on part rencontrer nos potes israéliens qui, à ce moment, logent … à l’hôpital ! Ils ont eu un accident de la route qui aurait pu très mal tourner. Alors qu’ils tentaient un demi-tour en pleine avenue, vide au premier coup d’œil, une voiture a déboulé à grande vitesse et les a percutés. Or (c’est le nom d’un d’entre eux), assis à l’arrière, est sorti et a eu droit à un coup de poing de la part d’un occupant (visiblement sous l’emprise de substances ou/et d’alcool) de l’autre véhicule. Les néo-zélandais s’enfuient avant l’arrivée de la police. Or a des contusions au torse (et au visage) à cause de la ceinture. Le plus grave est pour Nethan qui conduisait le véhicule et qui suite au choc a perdu connaissance.
Seul Nethan est resté hospitalisé. A notre arrivée il est conscient mais encore groggy par les sédatifs. Ils sont content s de nous voir et nous de voir qu’ils ont le moral.



Leur trip, qui touchait à sa fin, aurait pu virer au drame mais heureusement pour eux cela ne restera qu’un mauvais souvenir.



4 commentaires:

  1. Et bien, il n'y a pas eu que des moments joyeux dans votre aventure! Heureusement que ce n'est pas la majorité! Auckland, ville par laquelle la malédiction arrive...!

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  2. Survivor Sandra !!! Je pensais cet endroit aussi désert que le Gobi !
    ;-)

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  3. Oui mais paradoxalement (enfin c'est souvent comme ça en fait), cet épisode de la panne a été un super moment pour moi (hormis la facture, encore que ce ne soit que de l'argent, cf l'accident de nos potes israéliens) et cela a été l'occasion de se rendre compte qu'il y avait des super gens aussi en NZ, pas forcément blanc et british mais top. Le garagiste aurait pu nous arnaquer quinze fois qu'on aurait rien pu faire bloquer comme on était, sans endroit où se laver and co. Et non la facture a été je pense moins chère qu'en France !
    Et puis y a des trucs indélébiles, comme d'aller au mac do à la fermeture, prendre un coca juste pour pouvoir aller aux toilettes car les toilettes publiques étaient fermées depuis plusieurs heures, des trucs difficilement racontable mais c'est ça aussi le trip de près de 7 mois ...

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  4. Par contre Auckland, c'est pas loin d'être fin nul, d'autant que l'on ne l'a jamais vu autrement que sous la pluie et du vent, super ... la médiction de ce côté là. Mais on a une un tel temps sur tout le reste du trip que c'est rien. On a été ultra chanceux pendant près de 4 mois !

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